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[insérer titre putaclick] Les otome games vont disparaître

Derrière ce titre bien pessimiste se cache une réalité : le marché des otome games décline ou du moins se porte sur d’autres supports. Décryptage d’un marché de niche bien atypique et les explications d’un bouleversement majeur à venir.

Un marché de niche qui s’est fragilisé avec le temps

Avant toute chose, il est important de saisir les enjeux derrière les otome games et surtout sa position sur le très concurrentiel marché du jeu vidéo. Le concept de jeu vidéo de drague pour filles n’est pas venu d’un claquement de doigts. Ce fut un long processus amorcé par la saga de KoeiAngelique dans les années 1990. Pourtant, le genre n’a explosé qu’une dizaine d’années plus tard avec le concours des consoles portables que sont la Nintendo DS mais surtout la PSP. Rien qu’avec quelques chiffres, j’arrive à un total de plus de 3 millions de ventes d’otome games sur la petite console de Sony. Celle de Nintendo n’a pas à rougir. Lâchée assez vite de part ses qualités techniques en deçà, elle a accueillie des très gros hits comme les trois épisodes de Tokimeki memorial girl’s side et le premier Hakuoki.

L’âge d’or des otome games fut de 2005 à 2010, après un chemin tortueux et pas simple, économiquement parlant. Exelen vous en parlera mieux que moi dans son dernier article. Très vite de nombreux studios se sont lancés sur ce marché fort juteux, certains s’imposant plus que d’autres, comme Otomate, une branche parente de Idea Factory. Qui aurait cru que les femmes dévaliseraient aussi leur compte en banque sur des jeux vidéo de drague ? Cependant, cet âge d’or a aussi des conséquences plus fâcheuses : la multiplication des nouveaux jeux au point que la gestion des sorties est un vrai casse-tête. Alors que cette diversité de choix avait pour but de proposer des expériences aussi novatrices que inspirantes, on se retrouve assez vite perdu avec le risque de faire une boulimie du genre.

Au lieu de se renforcer, le marché des otome games s’est fragilisé ces dernières années avec des ventes sur PSVita nettement moins exceptionnelles que au temps de sa grande soeur. Evidemment on retrouve toujours des hits en puissances qui cumulent plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires mais force est de constater que le marché est saturé et se tourne vers des modèles économiques plus viables. Ce qui ne veut pas dire que les consoles sont abandonnées, ni même le PC mais le troisième luron qui est rentré dans le game s’appelle le smartphone et sa force de frappe est colossale.

Uta no Prince-sama All-Star, PSP, 2013

Ca se vend bien au moins ?

Question au combien importante : est-ce que un otome game se vend bien au Japon? Connaître les chiffres de vente n’est pas aisé dans la mesure où les studios ne les communiquent pas forcément. Cependant grâce aux efforts de quelques personnes, il est possible d’avoir une vue assez précise du marché. Ce site vous donnera des chiffres assez précis, même si la personne a arrêté de tenir les chiffres durant l’année 2017. Qu’à cela tienne, les estimations sont de bonnes bases pour bien saisir l’ampleur du marché. Donc, la moyenne de vente d’un otome game se situe, à la louche entre 5000 et 20 000 exemplaires. Ce n’est clairement pas énorme, je vous vois même dire que ce n’est rien du tout, comparé aux chiffres de vente des jeux vidéo plus « classiques ». On le rappelle : marché de niche. Les visual novels ne se vendent pas par cargos entiers et rares sont ceux qui atteignent le million de ventes. Autant vous dire que lorsque un otome game atteint les 100 000 exemplaires c’est un succès commercial sans précédent. Et ils ne sont pas très nombreux, si on en croit ce site.

Avec cette base, on se doute alors que le marché n’est pas si viable et que les sociétés qui se lancent dans ce secteur sont conscientes qu’elles ne vont pas rouler sur l’or. Curieusement, les sociétés qui ont le plus capitalisées sont…KonamiKoeiIdea Factory et Nippon Ichi Software. Des noms bien connus du milieu vidéoludique japonais. Si les deux premiers n’ont jamais caché l’existence de leurs otome games, Idea Factory laisse Otomate mener la danse, jouant d’avantage le tuteur économique et parfois même technique. Quand à Nippon Ichi Software, vous allez me demander pourquoi ils sont là mais sachez que ce sont eux derrière le studio Broccoli à qui on doit l’un des plus gros succès marketing de ces dernières années : Uta no prince-sama.

La réalité du marché s’impose aussi par une relative logique commerciale assez propre au jeu vidéo. Les studios plus modestes ne rivalisent pas avec le quatuor de la drague pour nanas. On notera juste au passage les jolies performances de Rejet, prostituant au passage la licence Diabolik Lovers auprès d’Otomate mais aussi d’un studio que j’apprécie énormément : MIO. Beaucoup de studios sont d’ailleurs obligés de passer par des éditeurs renommés comme Idea Factory pour sortir leurs otome games sur consoles. Une réalité qui fait froid dans le dos. Et je vois que j’ai oublié de parler de D3 Publisher, un studio dont la situation financière difficile a trouvé un substitut en se faisant racheter par…Bandai Namco. Encore un grand nom du jeu vidéo japonais. Dans le cas de D3 Publisher, le rachat a mené le studio à se positionner en tête de proue, dès 2013/2014, sur le marché des otome games sur mobile avant de revenir sur le marché de la PSVita en 2015 pour des résultats assez moyens.

Ikemen Sengoku : Romances across time, iOS/Android, 2017

La légitime tendance du marché des mobages

Difficile de passer à côté, surtout en Occident où les otome games sur mobile ont déboulé avant ceux sur consoles et PC. Curieusement, alors que les jeux vidéo sur téléphone portable existent depuis une dizaine d’années au Japon (j’aurai tué père et mère étant ado pour jouer à Before crisis : Final Fantasy VII), les otome games ont mis des années avant de se positionner sur ce marché. J’ai même dû mal à expliquer tant ce type de jeu correspond tellement à ce type de plateforme. La tendance n’a donc émergée que tardivement mais s’impose de plus en plus, et pour cause : elle représente une pérennité financière devenue un enjeu dans le milieu vidéoludique. En effet, malgré une existence de plus de 20 ans et une ouverture à l’Occident, les otome games restent un marché de niche. Malgré quelques gros succès, difficile pour les développeurs de prospérer sur la durée quand les ventes ne se chiffrent qu’en dizaines de milliers d’exemplaires…et parfois bien moins.

Le choix de se porter sur le marché du mobile est donc logique, d’autant plus qu’il amène beaucoup plus de profits. D’une part, les jeux ont une durée de vie bien plus longue. Sur consoles/PC, en dehors de la phase de promotion/marketing, une fois le jeu mis sur le marché, son existence ne se mesure que en semaines. Le seul moyen d’assurer « une vie » au jeu et de le pérenniser à l’aide de fandiscs, de drama-CD et de produits marketing. Sur mobile, les jeux vivent bien plus longtemps, agrémentés de nouveautés pour pousser les joueurs à dépenser toujours plus. D’autre part, économiquement, les jeux mobiles apportent une source de revenus durable qui, pour les studios de développements, sont de l’argent qu’ils peuvent investir dans de nouveaux projets. C’est le cas de D3 Publisher qui développe de plus en plus sur mobile mais n’oublie pas le marché des consoles et du PC en utilisant l’argent obtenu dans des jeux plus ambitieux (Nightshade). Si en l’état il est difficile de s’inquiéter quand Bandai est derrière le studio, ce modèle économique est pourtant de plus en plus fréquent. Des sociétés comme Square-Enix développent de nombreuses applications mobile qui leur apportent des revenus non négligeables.

L’ultime raison de ce tournant est malheureusement, encore une histoire d’argent ou plutôt de coûts de développement. En effet, le public est devenu de plus en plus exigeant au fil des années et attend des otome games une certaine qualité technique et graphique : des arrières-plans soignés, des sprites qui ont l’air vivants, une qualité narrative et d’écriture et des personnages convaincants. Autant dire que les attentes ont évoluées et par conséquent, les coûts de développement ont aussi augmentés au fil des années alors que les ventes se sont stabilisées. A l’inverse des otome games sur consoles ou PC, ceux sur mobile demandent bien moins de moyens financiers. Techniquement, on retourne à ce qu’on trouvait une dizaine d’années auparavant avec des personnages aux trois mêmes expressions, des arrières-plans se comptant sur les doigts de la main et une écriture limitée, tout ça pour un moindre coût. Et ça marche. Les attentes sont en effet moins importantes sur ce support.

Fortissimo, PSVita, 2018

L’avenir des otome games sur consoles et PC

Pas de panique pour celles, comme moi, préfèrent un jeu complet plutôt qu’un jeu en kit, les otome games sur consoles et PC ont encore une jolie vie devant eux. Le PC, parce que ça reste un environnement libre est un terrain encore très utilisé par les sociétés modestes. En effet, une licence d’utilisation sur console a un prix. La PSVita se porte pas trop mal même si elle ne rivalisera jamais avec le catalogue de sa grande soeur, la PSP. En revanche, la grosse surprise vient de l’édition d’otome games…sur PS4 avec la sortie prochaine de Diabolik Lovers sur cette plateforme. Si la PS3 fut largement boudée à l’avantage de la PSP puis de la PSVita, ce positionnement sur les consoles de salon reste assez étonnant, tant le format de visual novel ne se prête pas tellement aux télévisions d’aujourd’hui. Non parce que si on apprécie de jouer à un RPG en HD, l’intérêt pour un roman interactif est plus…limité.

Ce qui pose plus problème à l’heure actuelle c’est que les ventes n’ont jamais décollées, en dehors des énormes hits dépassant les 50 000 exemplaires. Je disais même que les ventes se sont stabilisées car on a une nette tendance à des jeux se vendant entre 3000 et 10 000 exemplaires, loin de la moyenne qu’on pouvait établir avant 2010. Evidemment ces chiffres ne prennent pas en compte le marché du PC mais on sait que ce dernier est bien plus difficile à quantifier en terme de ventes. S’il n’y a pas forcément état de sonner l’alarme, la situation semble quand même particulièrement difficile pour le genre. La faute peut-être à un marché trop saturé par rapport à la demande. On peut aussi supposer que le public évolue et demande à voir de nouvelles choses même si les nouvelles licences ne manquent pas, notamment du côté de chez Otomate. Difficile en l’état actuel, de donner une idée précise de pourquoi les ventes cessent de croître. Il est même difficile de faire une comparaison avec le marché des eroges ou même des galges, ces jeux de drague pour garçons.

De même, depuis plusieurs années, les otome games connaissent une croissance en Occident avec des ventes significatives pour certains titres, comme Amnesia:memories qui comptabilisent plus de 90 000 ventes sur Steam. Enfin, celui-là fait office d’exception (oui tout le monde voulait voir la fameuse cage) et le reste des ventes atteint difficilement les 5 000 exemplaires. OZMAFIA !!! édité par MangaGamer s’en sort honorablement avec plus de 10 000 exemplaires vendus sur Steam sans compter les chiffres de l’édition physique et sur le site de son éditeur. Sur PSVita, Collar x Malice, sorti l’été dernier comptabilise plus de 8 000 exemplaires vendus, un peu moins pour Code : realize. Des chiffres clairement pas indécents pour un marché de niche. On pourra toujours arguer que le public occidental est bien plus « grand » que le japonais, mais n’oublions pas que l’aspect niché des otome games est une réalité, même chez nous.  D’autant plus que les sorties physiques ne se font que sur le sol américain. Cependant, avec ces quelques données, on peut difficilement ignorer que le les otome games sur consoles et PC sont loin de disparaître.

Heart no kuni no Alice, PC, 2007

L’importance de l’enjeu marketing

En une vingtaine d’années d’existence, les otome games est un marché qui a trouvé une place de choix, donnant sens aux entreprises vidéoludiques de considérer avec importance le public féminin. Le merchandising qui s’est développé dans les années 2000 a suivi la tendance du marché du jeu vidéo et si les ventes n’ont jamais atteintes des sommets, certaines séries sont loin d’être ridicules comme les Tokimeki memorial girl’s side. Cependant, les ventes se sont stabilisées tout autant que les opérations marketing sont devenues plus importantes. En effet, les drama-CD, ces histoires audio, se vendent comme des petits pains. Moins couteux à produire qu’un jeu entier, ils sont devenus des enjeux, parfois même pour tester le public et produire ensuite des jeux autour (le cas de Jooubachi no oubou). D’autres choix de communication aussi étonnants que intéressants sont la production de light novel ou manga pour promouvoir un jeu. C’est le cas de Fortissimo d’abord édité sous forme de roman graphique courant 2016 avant de sortir en visual novel en 2018.

L’importance du marketing dans la phase de production génère de nombreux coûts pourtant essentiels tant le marché s’est stabilisé. Cette logique commerciale est pourtant particulièrement dangereuse tant elle demande un investissement avec des résultats décevants. Il faut en effet que le public suive le projet, y adhère, qu’il achète les produits destinés à promouvoir le jeu. Et ça, ce n’est jamais gagné. D’autant plus que si les gros studios peuvent se permettre d’investir dans des projets de grande envergure, c’est moins le cas pour les les développeurs indépendants qui doivent compter sur leurs fans et…un talent certain. Evidemment, il y aura toujours des succès (Taisho x Alice) qui sortiront de l’ombre et la production d’otome games sur PC continue son chemin, cherchant avant tout un succès critique et public pour s’imposer ensuite sur consoles. Il ne faut en revanche pas oublier que certaines sociétés ont fermées leurs portes à cause de ventes trop faibles, comme QuinRose. Leur fermeture en 2015 eut l’effet d’une véritable bombe dans la communauté. Si on se doutait que la concurrence était rude, le développeur avait pourtant lancé une vague de nouveaux jeux à partir de 2010-2011, en plus de sa série culte : Heart no kuni no Alice.

Cette histoire montre à quel point un développeur bien installé, notamment durant l’âge d’or des otome games peut rapidement voir son activité décliner à vitesse grand V. Dans le cas de QuinRose on remarquera que leur stratégie de sortir énormément de titres (9 en 2013, 11 en 2014 !) ainsi qu’une volonté de viser un public plus mature (des jeux classés Cero D, soit déconseillés aux moins de 17 ans) n’a pas été effective. Preuve que le marché est difficile à capter et que de capitaliser sur un seul et même public n’est pas la chose à faire. Ce pourquoi que Otomate varie entre titres matures et légers, histoire d’attirer tous les publics. Cependant, difficile de blâmer des sociétés qui tentent, à leur manière, de participer au développement des otome games comme genre à part entière.

Toki no kizuna, PSP, 2012

Conclusion

Evidemment, les otome games sont loin de disparaître. Simplement, la saturation du marché et un public exigeant rend les développeurs parfois frileux, les enfermant à presser le citron de certaines licences pour maintenir leur public tout en se mettant en danger. En effet, le manque de nouveautés n’est pas non plus envisageable et l’importance de fournir une écriture et des graphismes de qualité sont au centre des problématiques du genre. Si on pouvait se montrer plus flexible sur le manque de qualité de certains titres, même Otomate soigne aujourd’hui ses sorties pour assurer le succès de ses jeux. Preuve que la donne à changer et qu’ils ne suffit plus de balancer de beaux garçons pour séduire les joueuses.

Je finirai pas dire que les otome games restent des aventures romantiques sympathiques à vivre et que malgré les années je continue d’y trouver des jeux qui me plaisent. Je suis plus en recherche d’expériences originales et de thématiques intéressantes que de la pure romance qui, il faut dire, reste empêtrée dans des problèmes de comportements difficiles à justifier. C’est un genre qui gagne à devenir plus mature et à proposer des jeux plus scénarisés quitte à réserver la romance dans des fandiscs. En l’état, les otome games ont encore une longue vie devant eux.

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– Otome Time ! – The men of Yoshiwara : kikuya

The men of Yoshiwara : Kikuya est à l’origine un otome game sorti sur mobile en 2014, développé par Dogenzaka Lab et édité par D3Publisher.  Il est porté sur PSVita l’année suivante sous le nom de Otoko Yuukaku, bénéficiant au passage d’un doublage intégral, de nouvelles illustrations, de scénarios inédits ainsi que de nouveaux personnages à conquérir. Le jeu est également porté de façon brut sur PC sans les voix mais avec les ajouts d’illustrations et de scènes issus de la version PSVita (mais sans les personnages bonus, tristesse). En février 2018, il est annoncé comme le premier otome game sur la Switch. En Occident, le jeu est sorti à la fois sur mobile, Switch et PC. C’est cette dernière version que j’ai testé. Et disons-le d’entrée : c’était bien naze.

— Fiche technique —

The men of Yoshiwara : kikuya 
Développé par : Dogenzaka Lab & Vridge
Date de sortie initiale : Avril 2014
Classification : Cero D (17 ans et plus)
Support : iOS/ Android / PC / PSV / Switch

— Synopsis —

L’histoire nous emmène sur une île où les hommes sont de moins en moins nombreux et chaque naissance de sexe masculine est retirée à sa famille et envoyée à…Yoshiwara, le quartier des plaisirs. Les femmes, beaucoup plus nombreuses, accourent dans ce quartier aussi bien pour trouver l’amour que pour faire un enfant. Ben oui, tant qu’à faire, autant s’assurer une descendance. Vous – oui vous – êtes une fille de marchand, pas tellement riche. Après avoir aidé un couple à s’enfuir de l’île pour vivre leur amour –  l’amoureux étant un courtisan – vous vous retrouvez avec de beaux habits et de l’argent. Et vous faites quoi ? Ben vous allez à Yoshiwara bien sûr ! Charmée par ces beaux spécimens, le dirigeant d’une des maisons de plaisir vous prend pour une fille de bonne famille et vous amène à choisir votre amant du soir. C’est là que votre aventure débute.

— Les personnages —

♦ Misao Hidetomi : La cruche, enfin la chose que vous incarnez. Fille d’un marchand de classe moyenne, elle se retrouve, malgré elle, prise pour quelqu’un d’autre lorsqu’elle débarque à Yoshiwara. Pour le reste, Misao n’a évidemment aucune personnalité, étant la caricature d’une héroïne d’otome game sur mobile.

 

Iroha : Le manager de la maison de plaisir Kikuya (d’où le nom du jeu). Ancien courtisan, il est monté en grade et gère désormais un groupe de prostitués. C’est lui qui accueille l’héroïne au début du jeu, lui proposant de choisir un partenaire de nuit.

 

 

 

 

Kagerou : Ce tsundere est un apprenti courtisan, ce qui veut dire qu’il ne peut pas avoir de clientes. Sa route consiste à voir le personnage suivre sa formation de courtisan. Il est formé par Kagura, un courtisan confirmé.

 

 

 

 

Kagura : Ce courtisan est chargé de la formation de Kagerou. A l’inverse des autres courtisans charmeurs, c’est un personnage beaucoup plus sérieux.

 

 

 

 

 

Takao : Le courtisan le plus fameux de Kikuya. Beau et charmeur, l’héroïne craque presque automatiquement sur lui après l’avoir croisé durant le prologue du jeu.

 

 

 

 

 

Tokiwa : Le second courtisan le plus prisé de Kikuya. Il passera l’essentiel du temps dans les autres routes à tenter de vous séduire (voire même de vous violer). Autant dire qu’il respire pas tellement le respect, du moins au premier abord.

 

— Chaud cacao en carton —

Originellement conçu comme un otome game sur mobile, The men of Yoshiwara : kikuya ne brille pas par son scénario, ni même son univers. Sans forcément attendre un jeu aux propos matures, j’attendais que la thématique pose des questions légitimes sur la condition des courtisans ainsi qu’un développement de l’univers dans lesquels les personnages évoluent. Malheureusement, la seule chose qui ressort du jeu est le caractère érotique, seulement en mots. La faible durée de vie des routes participe assurément à ce problème de développement. Les personnages ne sauvent pas non plus l’histoire (si il y en a une). Chacun a évidemment une problématique à résoudre durant leurs routes respectives, mais les retournements de situation et la résolution ne sont clairement pas assez développés pour qu’ils soient crédibles. Le jeu insiste lourdement sur la condition de courtisan et y échapper semble si simple à la fin de chaque route…

Le format mobile oppose aussi un autre problème : il n’y a que deux fins possibles : la normale et la fin heureuse. Je ne suis pas spécifiquement fan des mauvaises fins, je les évite même parfois comme la peste mais au vu de la thématique il y avait tant à développer pour ainsi montrer que le quartier de Yoshiwara n’est pas connu pour être entièrement safe. Que nenni. Notre potiche qui sert d’héroïne y rentre comme si c’était un moulin.

— Le système —

Comme tout bon visual novel qui se respecte, The men of Yoshiwara : kikuya base son gameplay à base de choix de réponses à donner. Le jeu garde son esthétisme héritée du format mobile, à savoir que chaque route est divisée en des chapitres de 10/15min. Il y en a une dizaine au total pour chaque personnage ainsi que des histoires supplémentaires à débloquer après avoir eu la meilleure fin. Vous avez peur d’avoir une mauvaise fin ? De ce côté-là pas de panique ! Chaque personnage a une bonne fin et une super bonne fin ! Voilà, pas de risque à choper une mauvaise fin atroce…du moins je n’ai jamais tenté à avoir une jauge faible avec les personnages. En effet, cette dernière est affichée systématiquement pour savoir si vous faites les bons choix ou pas. Autant dire que le jeu est loin d’être difficile et il vous proposera d’ailleurs de sauvegarder à chaque fin de chapitre.

Pour le reste, je vais être méchante mais l’interface est juste à chier avec des boutons énormes et moches. Le jeu ne propose d’ailleurs pas beaucoup d’options. Il n’y a pas, par exemple, d’auto-mode pour la lecture et les possibilités offertes consistent à supprimer ou pas la musique durant les scènes et la vitesse de lecture. Evidemment, le jeu bénéficie d’une galerie de CG pour chaque personnage et la possibilité de rejouer chaque chapitre comme on le souhaite, une fois qu’on les a fait une première fois. Et c’est tout. On en reparlera dans l’avis final mais le jeu n’est pas doublé dans les versions PC et Switch.

— Les graphismes —

C’est peut-être le seul bon point de The men of Yoshiwara : kikuya c’est que les graphismes sont soignés. Les illustrations sont très jolies et globalement l’esthétisme global du jeu rend le tout extrêmement satisfaisant. Du moins, comparé pas mal d’otome mobiles, The men of Yoshiwara : kikuya a le mérite d’être très honnête. Les sprites, malgré leur absence de diversités d’expressions sont plutôt sympathiques à voir. Au final, The men of Yoshiwara : kikuya est loin d’être moche, ce qui est évidemment un peu obvious quand on parle d’un visual novel mais pour avoir vu de vraies horreurs, je peux vous dire que c’est plutôt la bonne surprise du titre, c’est qu’il se défend vraiment de ce côté-là.

— Avis final —

The men of Yoshiwara : kikuya est un kusoge, à savoir un mauvais jeu. Si je le dis, c’est parce que Amazon JP essaie de me refourguer systématiquement le jeu sur PSV, avec ses copains de OperaHouse pour une somme dérisoire (-20€). Autant dire que ce n’est pas innocent comme démarche commerciale…Pour le reste, je n’ai pas tellement apprécié cet otome game. Les routes sont courtes, environ 2 petites heures sont nécessaires pour en finir une, ce qui est insuffisant pour apprécier suffisamment les personnages. Les développements sont donc très moyens et ce n’est pas l’aspect « chaud-cacao » que le jeu essaie de donner qui le rendra fabuleux. En effet, The men of Yoshiwara : kikuya est classé Cero D au Japon, soit déconseillé aux moins de 17 ans. Oui y’a des scènes de fesses puisque en plus de la thématique, on a droit à des scènes explicites mais non graphiques. Autant dire que le jeu joue énormément sur cet aspect pour se vendre.

Graphiquement, pour le prix auquel le jeu est vendu sur Steam, c’est de l’arnaque. Les arrières-plans sont relativement moches et les sprites affichent les trois mêmes expressions en boucle. On sent que malgré le soin apporté au passage à la HD au niveau des textures que le jeu ne se défait pas de quelques tares de son support original. Evidemment, le jeu n’est pas doublé et vu le casting de la version PSVita, on a un peu envie de pleurer. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre ce qui s’est passé, vu que le contenu est semblable au portage sur la console portable de Sony. M’est avis que c’est une histoire d’argent et que ni D3Publisher, ni Dogenzaka Lab ont voulu investir dans les droits de diffusion internationaux des voix, histoire de ne pas avoir de frais supplémentaires.

Au final, on ne peut pas dire que The men of Yoshiwara : kikiya soit une bonne affaire. Vendu pour presque 30€ en version dématérialisée sur Steam et disponible sur Switch pour 19,99€, c’est cher payé pour un titre qui souffre d’autant de carences, que ce soit sur le plan visuel que technique ainsi que d’une écriture très moyenne. Certainement, sur mobile, c’est le haut du panier mais sur console/PC, les standards ne sont pas les mêmes. On attend des otome games plus dynamiques, avec des graphismes soignés, des histoires fouillées et des personnages qui sortent un peu des sentiers battus. Bref, un jeu à éviter !

Note :  ♣ ♣ ♣

Les + 

La thématique…originale et pas moins sulfureuse.

Les –

Techniquement catastrophique.

Absence de doublage.

Des routes très courtes.

Un prix de vente excessif sur Steam.

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L’arnaque des mobages

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Aujourd’hui c’est la journée confession. Ultra populaires, les otome games sur mobile ont explosés depuis plusieurs années. Le plus intéressant est de voir que ce ne sont pas seulement les japonais qui sont derrière ces titres : on y retrouve pléthore de jeux chinois, coréens et même américains ou européens (et même français). Tout le monde s’est lancé sur ce marché fort juteux et au potentiel inespéré. Sous la forme de freeplay ou d’épisodes payants à télécharger, les mobage, comme on l’appelle maintenant, ont le vent en poupe. Et pourtant, je n’aime pas ces jeux.

Un format économique pour mieux pigeonner les joueuses

La première chose que je leur reproche c’est évidemment leur format économique que je trouve être de la pure arnaque. Les freeplay sont souvent des purs pay to win, à savoir qu’ils demandent, de façon pas tellement subtils, de mettre des vrais sous dans la machine. Les jeux en épisodes payants ont l’air moins arnaque sur le principe puisqu’ils assument d’obliger le joueur à mettre des sous mais les sommes engagées restent importantes (de 25 à 60€). On croit faire une bonne affaire mais on se rend compte, du moins pour les quelques otome games que j’ai pu tester, que ça revient aussi cher que de payer pour un jeu complet. Derrière l’idée d’avoir un jeu à moindre prix on se retrouve invariablement à mettre autant, voire même plus d’argent dans la machine, sur un support de moindre qualité. Pour vous donner une idée, Princess Arthur et Toki no kizuna (sous le nom de Demon Bond) sont disponibles sur ce format mais il faudra débourser une somme colossale pour deux jeux disponibles pour une poignée d’euros…sur PSP.

La seconde chose qui me met en pétard c’est le nivellement par le bas de la qualité des otome games. Ben oui avec un tel format on ne peut pas s’attendre à avoir des jeux aux scénarios poussés. Le problème c’est que les mobage cartonnent et que les joueuses sont habituées à cette qualité et ne veulent pas réellement poussé l’expérience vers des jeux aux vrais scénarios. J’ai eu la crainte, il y a quelques années, de voir ce genre de jeux se généraliser et du coup de voir disparaître les otome games sur consoles et PC. Fort heureusement, la tendance ne semble pas trop s’inverser au Japon où la PSVita continue d’accueillir de nombreux titres, ainsi que sur PC. L’arrivée en Occident des otomes games sur ces plateformes a en revanche rencontré plus de problèmes dont nous reviendrons plus bas. Cependant, le marché des mobage ne cesse de croître, du fait qu’il est économiquement plus viable que les otome sur consoles/PC. Malheureusement, la tendance pour les otome games au Japon semble se dessiner vers ce support…

Non mais t’es malade, je vais pas mettre 30 balles pour lire du texte !

En effet, un peu trop habituées à ce format de pay to win, les joueuses ne sont pas forcément motivées à mettre 30 ou 40€ d’un seul coup sur un jeu, avec le risque qu’il ne plaise pas. C’est normal et quelque part je peux comprendre que le risque est assez grand. Enfin quand même, quand je vois que certaines ne veulent pas mettre une telle somme d’un coup mais sont capables de dépenser plusieurs centaines d’euros sur un jeu mobile…il y a de quoi péter un cable. Donc oui les visual novels sont des jeux où l’on…lit. Des romans interactifs. Avec des voix, des animations, des musiques. On oublie qu’un roman coute une vingtaine d’euros et que personne ne crie à l’arnaque. Sans compter le fait que les éditeurs de visual novels ne paient pas seulement un traducteur mais également des droits d’auteur sur les voix et la musique. Si vous croyez que les seiyuu prêtent gratuitement leur voix à des jeux ou des animes, détrompez-vous. Sachez également que les coûts de licence ne sont pas les mêmes sur tous les jeux. Tous ces frais font que la localisation d’un otome game est rarement facile, financièrement parlant. Taisho x Alice en a malheureusement fait les frais avec une localisation ratée.

On a même la chance, je trouve, d’avoir des éditions occidentales aux prix relativement abordables comparé au marché japonais. Là bas, un otome neuf sur PSV coute environ 40€, sans parler des Limited Edition. A côté, si on déplore le manque d’éditions physiques, les jeux ont un prix moyen de 30€ sur Steam sans parler des promos qui sont suffisamment nombreuses pour pouvoir acheter pour une poignée d’euros un certain nombre de jeux. Vous vous demandez d’où vient le soucis ? Et bien tout simplement parce que les mobage sont arrivés AVANT les otome sur consoles/PC en Occident. Les joueuses n’ont pas été habituées à payer un jeu entier alors qu’on leur en propose des « gratuits ». Ce qui explique en partie le semi-échec de Hakouki – demon of the fleeting blossom – arrivé en langue anglaise sur le sol américain en 2012. Tout le monde avait adoré l’anime mais est-ce qu’on était prêt à s’enfiler 50h de lecture ? Pas tellement.

Le visual novel, genre bâtard

Au Japon, le visual novel est un genre de jeu à part entière qui existe depuis la fin des années 80. En Occident, ils se rapprochent des films et dessins animés interactifs. Avec l’essor du support CD dans les années 90, les visual novels ont vu leur qualité technique évoluer avec un doublage pour les personnages, des musiques et même parfois des animations. Certains visual novels sont d’ailleurs de vrais dessins animés interactifs comme School Days. La majorité reste cependant sur une forme de romans interactifs avec des sprites (formes des personnages) relativement peu animés, des backgrounds et une fenêtre de dialogue. D’un point de vue technique, un otome game n’est pas ultra difficile à créer, ce qui explique qu’une masse conséquente d’eroges soient sous ce format. Pour revenir aux otome games, l’écrasante majorité reste des romans interactifs purs, certains vont parfois incorporer une dimension stratégique comme la série des Tokimeki Memorial Girl’s Side qui fonctionne comme un vrai simulateur de drague (assez complexe d’ailleurs). Il existe même des otome/RPG mais malheureusement ils ont l’énorme problème de prendre les joueuses pour des lardons avec une partie RPG très limitée.

Si le visual novel est un genre bâtard, c’est tout simplement car il est arrivé tardivement en Occident et a gardé l’étiquette d’un type de jeu de niche. Paradoxalement, les otome sur mobiles ont participé significativement à l’essor du genre visual novel, s’adressant à un public qui n’est pas essentiellement des fans de visual novels ni de la culture otome. Les visual novels ont cependant trouvé leur place, notamment sur la plateforme de jeux dématérialisés Steam. Une avancée considérable puisque les visual novels sont vendus parmi tous les autres genres de jeux. Reste cependant que la communauté est très ancrée dans la culture otaku. Les jeux ont en effet des design typiquement manga, des voix en japonais et des stéréotypes de la culture japonaise. Bref, si on n’est pas de base attiré par cette culture, difficile d’y accrocher. Je rajouterai cependant qu’il y en a pour tous les goûts autant au niveau du design, que des histoires ou des thématiques.

Immersion et attachement : succès des mobage

On le remarque souvent mais dans les otome games sur mobile, les héroïnes ont souvent un physique banal, parfois sans yeux. Tout est fait pour que ce « personnage » soit le plus invisible qui soit pour que la joueuse puisse prendre sa place dans l’histoire. Le succès des mobage repose en grande partie en la possibilité, pour les joueuses, d’avoir soit un avatar entièrement « blanc » soit de le personnaliser. En attendant, on évite les héroïnes charismatiques avec un passif et on se concentre sur les bellâtres qui composent l’entourage de notre personnage. Enfin de nous quoi. Il est vrai que les héroïnes d’otome games, même sur consoles, n’ont jamais beaucoup de personnalité et sont parfois considérées comme des êtres bancales. Rien de plus énervant de voir qu’elles n’agissent pas toujours comme on le souhaite. Tout ça pour favoriser ce qu’on appelle être l’immersion. En réalité la chose est bien plus complexe qu’une simple histoire d’immersion, c’est aussi pour permettre aux scénaristes de créer les situations les plus malsaines qui soient sans que l’avatar principal ne soit en mesure d’être choquée ou d’agir. Autant dire qu’on regrette assez vite…

C’est pourtant ce qui fait le succès des mobage où l’on doit s’attacher à des personnages masculins qui portent l’intégralité de l’histoire sur leurs épaules. Sans évidemment oublier que ce type de jeux exploitent tous les clichés des otome games avec des personnages qui sont de vrais stéréotypes sur pattes. On reproche parfois aux otome games de ne pas sentir des sentiers battus, c’est encore plus vrais pour ceux sur mobiles qui ne prennent aucun risque. Certains n’hésitent pas évidemment à la jouer « trash », se destinant à un public plus adulte et mature. Enfin, c’est vite dis car la maturité ne se retrouve pas tant dans le propos que de faire accepter aux joueuses des situations borderlines et pas vraiment consentantes. Ce qui a un effet assez dramatique, surtout quand certains jeux destinés à des jeunes filles mettent en avant des situations difficiles qui d’un point de vue moral ne sont pas simples à défendre. Derrière une simple histoire de pure immersion se cache un mal plus pervers où par ce biais, on peut faire accepter beaucoup de choses sans forcément les justifier, chose moins évidente quand les jeux ont un propos.

Les otome sur mobiles : nivellement par le bas de la qualité

On en vient à l’énorme problème des otome sur mobiles : leur qualité. Et oui, on parle d’un format de jeu sur mobile, souvent de format épisodique alors autant dire qu’on en attend jamais des scénarios fouillés. Le problème c’est que le succès de ces jeux poussent les développeurs à croire que les joueuses ne veulent pas de scénarios développés et qu’il suffit de mettre des beaux mecs et le tour est joué. La tendance semble malheureusement se confirmer car de plus en plus de développeurs, même au Japon, se tournent vers le marché du mobile, plus lucratif et moins couteux. En effet, développer un jeu sur PC ou sur console demande une certaine exigence autant dans la qualité graphique, les effets visuels et techniques que l’écriture. Si on peut passer sur le fait qu’un otome sur mobile soit non doublé avec des personnages qui vous regardent fixement avec leurs yeux de veau, c’est moins le cas quand on s’attaque à un otome triple A. On passe de moins en moins sur des déficiences techniques visibles de certains titres, tout simplement parce que certains ont montré une qualité exceptionnelle (par exemple Ken ga kimi). Sur mobile, le problème ne se pose pas, on est dans une logique d’aller au plus économique et les joueuses ne demanderont jamais plus que un chara-design soigné et de belles illustrations.

Niveau scénario c’est pas vraiment mieux. Si beaucoup de titres ne brillent déjà pas par leur qualité scénaristique, c’est encore pire sur les otome mobiles. On hérite, en plus de stéréotypes, d’histoires mal écrites, relativement courtes et bourrées de moments « mignons » pour cacher la misère. On joue aussi sur les quelques éléments trash pour donner le rose aux joues des joueuses et leur faire croire qu’on tient une oeuvre mature. Bref, tout est fait pour donner l’illusion de jeux de qualité et ainsi pousser les joueuses à débourser de l’argent. Et évidemment que ce soit en freeplay ou en épisodes payants, les tarifs présentés seront toujours plus avantageux que de payer pour un avoir un jeu en entier. Ce nivellement par le bas de la qualité scénaristique est aussi propice à une difficulté pour ce type de jeu à construire une romance un minimum crédible.

Conclusion

Les otome games sur mobile se sont imposés profitant de l’essor du mobage, notamment en Occident grâce à un format économique lucratif. Force est de constater son succès et le nombre de sociétés qui se lancent sur ce domaine est de plus en plus nombreux. Tout le monde veut sa part du gâteau. Pourtant, les mobages ont aussi leurs travers : un aspect « gratuit » flou, un nivellement par le bas de la qualité, que ce soit graphique, technique ou même d’écriture et, le plus grave à mon sens : la perte de sens du genre visual novel. Après tout, ce n’est pas pour vivre des aventures narratives sonores et visuelles que nous  y jouons ? Je les qualifient souvent de romans interactifs car ils sont pour moi une forme de lecture particulière, qui devient même un intérêt ludique. Dans mon domaine professionnel, on découvre de plus en plus de contes numériques où son, image et texte s’entremêlent pour raconter une merveilleuse histoire.

Le format mobile de ce type de jeu ne permet pas, à mon sens, de donner sens à des histoires. Evidemment, je ne blâme pas ceux qui y jouent et y trouvent de l’intérêt. Cependant, je ne peux que vous mettre en garde contre l’aspect gratuit bien souvent faussé par du contenu payant et l’importance de soutenir des otome games sortant sur console et PC.


Etes-vous d’accord avec moi ? Si vous jouez à des otome games sur mobile, quels sont ceux que vous appréciez et pourquoi ? 

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Otome games érotiques : entre fantasmes et désespoirs

Tsubasa no okai no hime, PC, 2011

Ecrire sur de la pornographie n’est jamais facile. On a toujours peur que ça sonne gras et graveleux. On a peur de choquer aussi. Pourtant, difficile pour moi de faire abstraction d’un pan entier du marché des otome games : leurs pendants érotiques. Et oui, même les femmes ont droit à leur dose de fantasmes ! Pourtant, si j’écris cet article, c’est pour vous mettre en garde. Vous pensez que c’est juste de l’érotisme gentillet ? Des relations belles et charnelles ? FOURBERIE.

J’ai bugué la première fois que j’ai découvert les otome érotiques. J’avais déjà bugué quand j’avais découvert les otomes tout court mais le choc était bien plus grand à l’idée d’apprendre que le romantisme venait de se faire méchamment buter. Je veux dire, suffit de jeter un coup d’oeil aux eroges pour mecs pour comprendre que le Japon a une vision de la pornographie très déjantée et où il y a peu de place pour la romance. Pourtant, au début, j’ai voulu y croire. J’étais naïve. Beaucoup trop.

Akazukin to mayoi no mori, PC, 2011

La première fois

Mon premier otome R-18 est Akazukin to mayoi no mori, un titre de Calameliatorte sorti en 2011. Je vous mentirais si je vous disais que j’ai détesté ce jeu. C’était mon premier du genre et j’étais conquise par les graphismes, le chara-design, la musique et l’univers. Je l’avais choisi car il semblait correspondre à mes goûts. On m’en avait présenté plusieurs, notamment les titres de chez Mirai mais j’étais moyennement intéressée. L’autre raison de ce choix c’est que l’univers fantastique permettait de mettre une barrière et que j’aurai moins l’impression d’être choquée. Bon je dis ça mais pour Jooubachi no oubou ça a beaucoup moins marché. Je crois surtout que j’étais encore dans une période de découverte et que je prenais un recul assez étrange vis-à-vis de ce genre de contenus. Curieusement, des années après, je n’arrive même plus, relevant à chaque fois les faits de violence comme étant trop difficiles à supporter.

Akazukin to mayoi no mori est violent et les scènes de viols sont quasi impossible à éviter, ce qui en fait, à mon sens, un otome R-18 qu’on ne recommande pas forcément à tout le monde. Là où dans certains titres, les scènes de viols interviennent lorsqu’on fait les mauvais choix, ici tout le monde décide de ramoner la pauvre Tiana à un moment donné. Pas évident de trouver à chaque fois des circonstances atténuantes quand les personnages deviennent des fous violeurs se jetant sur l’héroïne sans raison. Akazukin to mayoi no mori n’est pas le seul à s’embourber dans ces clichés du genre, rappelant aux joueuses que si on est dans un otome R-18 c’est aussi pour souffrir. Cependant, étant donné que c’était mon premier, j’avais une forme de naïveté vis-à-vis de la violence sexuelle.

PersonA – Opera Za no Kaijin, PC, 2012

Le viol, cette charmante idée

Ce qui met mal à l’aise avec les otome R-18 c’est les scènes de viol, difficile à échapper. On pourrait penser que c’est une option destinée aux plus masochistes mais en réalité, de nombreux otome érotiques n’hésitent pas à placer ce genre de scènes sans forcément que cela est de sens. Si encore c’était les bads ends, il suffirait simplement de ne pas les faire mais c’est beaucoup plus pervers. En effet, la joueuse d’otome game doit souffrir. On ne sait pas encore trop bien pourquoi mais quand ce n’est pas la mort qui vous attend au détour d’un chemin, c’est une tournante générale. On regrette presque d’avoir fustigé la violence d’un Black wolves saga ou de Diabolik lovers, pourtant connus pour ne pas faire dans la tendresse. Un conseil, chères joueuses, si vous avez été choquées par ces deux titres, ne vous aventurez jamais sur le chemin des otome games érotiques.

Il faut savoir que je fais partie de ceux qui ont engloutis des otome R-18 avant de se tourner, lorsque c’était possible, vers leurs adaptations consoles. Ce qui me gênait n’était pas tant l’acte sexuel en lui-même, qui quand il est fait d’amour et de consentement, n’est rien de plus qu’une belle scène érotique digne du cinéma. Non, ce qui m’a dérangé c’était les scènes de violences sexuelles, graphiques bien entendues. Loin de se passer derrière un mur avec des sous-entendus, les scènes de viols dans les otome games érotiques ont autant de place qu’une scène d’amour. Au-delà de l’aspect purement pornographique que représente l’oeuvre, on assiste, impuissant à un viol virtuel où l’on entend l’héroïne pleurer et demander à son bourreau de cesser. Ce dernier, dont les motivations sont floues, ne fera que aggraver la situation en se moquant où en humiliant notre personnage. On a vu plus sexy hein ?

Yoshiwara Higanbana, PC, 2015

L’écriture érotique et ses problématiques

Le problème avec cette violence sexuelle c’est qu’elle n’intervient pas toujours dans un contexte réellement compréhensif, à savoir que l’être aimé se transforme en un méchant loup qui nous dévore tout cru. Il y a une part de fantasmes qui n’est pas anodin et les otomes R-18 les exploitent sans aucun doute sous leur forme la plus viscérale. Là où certains titres essaient de construire leurs personnages pour les rendre violents avec des circonstances atténuantes, pour d’autres c’est juste l’incompréhension. Je reprendrais Akazukin to mayoi no mori comme exemple mais il n’y a jamais de circonstances derrière les atrocités que l’on voit à l’écran, à part peut-être pour Yamaneko. Et encore pour ce dernier, j’ai eu beaucoup de mal à cause de l’aspect machiavélique du personnage. Pour le reste, difficile d’avaler qu’un personnage en apparence gentil devienne un sérial violeur d’un seul coup. Croyez-moi ça arrive très souvent et dans mon cas, il a souvent fallu une grosse justification (quand elle était amenée) pour comprendre ces retournements de situations.

Les otome games ne bénéficient pas toujours d’une bonne écriture et il n’est pas rare de ne pas comprendre comment la situation peut dégénérer. C’est le principe d’ailleurs des mauvaises fins, pas aussi faciles à déterminer selon ce qu’on a pu faire. On relève pourtant souvent que dans beaucoup de jeux, la romance est mal amenée, mal construite ou même forcée, parce que le contexte ne permet pas toujours un rapprochement naturel entre l’héroïne et son harem. Dans un otome R-18 c’est encore pire j’ai envie de dire, vu que les joueuses attendent quand même d’avoir des scènes chaudes. On se retrouve alors avec des scènes de sexe qui ne semblent pas toujours consentantes, vu qu’elles sont amenées précipitamment dans l’histoire. D’où la sensation, à mon sens, d’avoir affaire à une violence sexuelle camouflée sous des bons sentiments et parfois même d’un certain déni.

Under the moon, PC, 2006

Sympathy with the devil

L’autre problème de cette violence c’est qu’il est parfois difficile de sympathiser avec les personnages, devenant tous des violeurs en série. Même le gentil peut virer yandere, sans de raisons valables. Et malgré les excuses et tout ce qu’on peut mettre pour expliquer un tel drame, difficile parfois d’être convaincue. Au début, je l’étais plus ou moins, n’étant pas habituée à ces « clichés ». Oui je dis clichés car les justifications de violence sexuelle deviennent souvent les mêmes d’un jeu à un autre. C’est peut-être le gros problème avec les otome R-18 c’est qu’à force, on croit de moins en moins aux justifications. On peine même à comprendre comment on a pu en arriver là. Au-delà des problèmes d’écriture se tient aussi un manque profond de sympathie envers les personnages.

On a en effet aucune bonne raison de les apprécier vu qu’ils font tout, mais absolument TOUT pour être détestables. On a bien envie de leur trouver parfois quelques excuses mais trop souvent la montagne de violence à laquelle on fait face nous oblige à vivre dans le déni. Oui, on subit, malgré nous, un beau syndrome de Stockholm dans la face. Là où ça devient carrément criminel, c’est de voir l’héroïne s’enfoncer dans un déni total de la situation de violence qu’elle subit. Il est déjà difficile de s’identifier à un personnage qui subit plus qu’il n’agit mais dans une oeuvre où le contenu sexuel est important, autant dire qu’on a un mal fou à comprendre l’inaction de l’héroïne. De même que la violence sexuelle est globalement bien minimisée pour faire avaler aux joueuses un peu tout et n’importe quoi histoire de rendre sympathique les personnages…qui ont tout de démons.

Koezaru wa akai hana, PC, 2012

La maturité c’est pas juste de la violence

Alors je le sais bien, je mets les pieds dans un sacré caca puisque parler de maturité, notamment dans ce genre de jeux c’est un peu…mal avisé. Cependant je suis obligé d’en parler parce que c’est peut-être ce qui pose le plus problème avec les eroges en général. Parler de sujets matures et difficiles relève de quelque chose de complexe à aborder dans ce genre de médias dont la portée purement pornographique est d’avantage importante que d’apporter une vision mature de la narration. Curieusement, ce sont les otome « tous publics » qui s’en sortent le mieux lorsqu’il s’agit d’aborder des thématiques matures, probablement parce qu’ils sont en dehors du cercle vicieux de la pornographie. Pour autant, il n’est pas ridicule de vouloir des oeuvres plus matures et aux thématiques qui nous interpellent vraiment. Heureusement certains titres réussissent avec brio à montrer une narration mature et intelligente, comme Yoshiwara Higanbana ou Chou no doku hana no kusari.

Cependant, la tendance actuelle des otome R-18 et plus généralement des otome games ne semble clairement pas se tourner vers la narration mature, privilégiant une violence assez bête et méchante au détriment de l’histoire. Il suffit de voir le succès de Jooubachi no oubou pour apprécier un recul assez évident de la qualité narrative et même romantique au profit d’une violence exacerbée pas toujours de circonstances. On appréciera toujours que l’univers soit cohérent avec ce qu’il prétend être mais il y a un pas entre une violence qui doit avoir lieu pour l’immersion et celle qui est juste là par pure fan-service. Même du côté des otome « tous publics’ on se retrouve parfois avec des oeuvres discutables en matière d’hyper-violence comme ce fut le cas avec Black wolves saga.

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Et les japonaises, elles en pensent quoi ?

Parce que tant qu’à faire, autant demander aux premières concernées par les otome games. Et bien selon un classement réalisé en 2016-2017, le top 10 des meilleurs otome games érotiques est :

1st Chou no Doku Hana no Kusari

2nd Koezaru wa Akai Hana

3rd PersonA Operaza no Kaijin

4th Sachi no Tenbin

5th Akazukin to Mayoi Mori

6th Enkan no Memoria

7th Ijiwaru My Master

8th Mashou Megane

9th Jinginaki Otome

10th Jooubachi no Oubou Kaguya Hen

Là j’avoue je suis partagée. Autant le Top 3 je suis globalement d’accord, les deux premiers ayant été réédités sur PSP, prouvant à la base que ce sont d’excellents otome games, en dehors du caractère érotique. Pour le reste…déjà ILEOU Under the moon ? Je veux dire, voir Ijiwaru my master dans le Top 10 c’est un peu too much. Le jeu est loin d’être nul mais il ne tient clairement pas la comparaison avec Under the moon. Ensuite, Akazukin to mayoi no mori arrive à la 5ème place, ce qui est une énorme surprise. Ce fut mon premier otome R-18 donc forcément c’est sentimental mais je ne pensais pas qu’il était aussi apprécié.

Enfin là où ça devient un peu plus difficile à défendre, c’est la 10ème place occupée…par Satan lui-même. Jooubachi no oubou 10ème c’est un peu la douche froide. Surtout qu’ils précisent bien que c’est Kaguya-Hen soit la partie la moins romantique de tout cet abominable jeu. De la même manière, on retrouve Mashou Megane, un eroge que j’ai du mal à qualifier comme un otome game étant donné son caractère complètement barré ne laissant pas tellement de place à la romance. Pareil pour Sachi no tenbin qui n’a que pour lui un superbe opening et un plot de départ intéressant. Force est de constater que la recrudescence d’otome games de plus en plus violents ne vient pas d’une lubie de certains développeurs mais réellement d’une volonté du public.

Chou no doku Hana no kusari, PC, 2011

Conclusion

En une dizaine d’années d’existence, les otome games érotiques se sont forgés une petite place loin d’être inconfortable malgré une production très éloignée, quantitativement des eroges pour hommes. Cependant, la cinquantaine – voire plus – de titres qui sont sortis montrent qu’il existe une demande pour ce genre de contenus. En revanche, il faut mettre en garde les quelques aventuriers de l’extrême : ce sont des jeux au contenus violents et sexuels à ne pas mettre en toutes les mains. Si les comportements abusifs sont souvent dénoncés dans certains otomes « tous publics », vous risquez de souffrir dans les otomes R-18 où la violence des rapports sentimentaux fait parfois froid dans le dos. Il est donc très important de prendre du recul et ne pas trop s’imprégner personnellement, au risque d’être sévèrement amoché psychologiquement. Pour avoir étudié les dégâts des contenus pornographiques, je peux vous assurer que ce n’est certainement pas pour rien que je vous mets en garde.

Je rappelle également que je ne ferais AUCUNE critique d’otome R-18 sur ce blog, pour les raisons sus-nommées. Il est difficile à mes yeux de défendre des jeux qui minimalisent les comportements abusifs et violents sans qu’aucune justification soit apportée pour expliquer le pourquoi de ce qui se passe.


Alors, avez-vous déjà joué à un otome R-18 ? Entre un jeu avec du contenu sexuel et un autre sans, que préférez-vous ? Quels sont les meilleurs titres du genre que vous recommandez ?

Publié dans Critiques

– Otome Time ! – Asaki, Yumemishi

Vous vous êtes sûrement demandé comment ma passion pour les otome games était née. Aujourd’hui je vais donc vous parler de mon premier grand amour : Asaki, Yumemishi.

D’abord sorti sur PC en 2008, le jeu a bénéficié d’un portage sur PSP en 2011, d’un sequel en 2012 et d’un fandisc en 2013 (auquel je n’ai pas joué). Pour cette review, on s’attardera sur le jeu principal. Si le coeur m’en dit, je vous ferais une review de la suite, appelée Wajin Ibunroku ~Asaki, Yumemishi~. 

J’ai découvert Asaki, Yumemishi un peu par hasard, cherchant un otome game sur PC pour progresser la langue japonaise. L’univers me branchait bien, s’inscrivant dans les traditions du folklore japonais avec sa ribambelle d’oni et de yokai et surtout ayakashi. Et puis surtout, j’aimais beaucoup le design du jeu et des personnages. Près de 8 années plus tard, il reste encore un jeu cher à mon coeur dont j’aime parfois relancer une partie.

— Fiche technique —

Asaki, Yumemishi
Développé par : MIO
Date de sortie initiale : Juillet 2007
Classification : Cero C (15 ans et plus)
Support : PC / PSP

— Synopsis —

Saya est une lycéenne des plus banales, du moins en apparence. Elle est en réalité issue d’une famille d’exorcistes et réalise en marge de ses études quelques missions simples d’exorcisme. Durant un été, elle est informée par Rin, un informateur, de faits mystérieux dans un petit village encerclé par les montagnes. Des ayakashi hostiles sévissent et provoquent divers incidents. Accompagnée de Gio, un ayakashi, Saya prend les devants pour découvrir ce qu’y trame. Arrivé sur place, notre héroïne se sent étrange, comme si elle avait déjà mis les pieds dans ce lieu il y a longtemps. Sur place, elle rencontre Chihaya après une attaque d’ayakashi mais aussi Takatora, dont les objectifs semblent être liés à la vague d’attaques sur le village et ses alentours.

— Les personnages —

♦ Saya Iori : notre héroïne est une lycéenne des plus normales qui pourtant est dotée de pouvoirs d’exorcisme qu’elle tient de sa famille. Saya est une jeune fille déterminée, pleine de vie et qui se lie facilement avec les gens. Elle croit en l’amitié entre humains, oni et ayakashi, témoignant d’ailleurs de son lien fort avec Gio. Malgré tout, ses motivations sont ébranlées par des ayakashi hostiles qui en veulent terriblement aux humains pour le sort qu’ils subissent. Saya est également étrangement lié à l’ayakashi Aya.

Gio : ayakashi accompagnant Saya durant sa mission. Il est souvent confondue avec une femme à cause de son physique androgyne, ce qui l’énerve passablement. Gio est un garçon adorable, poli et sérieux. Il prend très au sérieux la sécurité de Saya et se sent souvent coupable de ne pas être plus puissant pour la protéger. Critiqué par des ayakashi hostiles, lui reprochant de protéger une humaine et ainsi s’attaquant à sa propre race, Gio restera fidèle à Saya, quoi qu’il arrive dans le jeu.

Shuuichiro Iori : cousin de Saya et exorciste de renom. Il est accompagné par Kokuu, un ayakashi qui est autant son assistant que faisant office de maman de substitution, n’hésitant jamais à reprocher à son « maître » un certain nombre de choses. Shuuichiro arrive tardivement, informé par Rin que sa cousine est confronté à des ayakashi plus dangereux qu’il n’y parait. Il intervient d’ailleurs à un moment critique du jeu et se révèle être un soutien de taille face à la violence de leurs opposants. Taciturne et sérieux, Shuuichiro n’en reste pas une personne de confiance.

Rin Shinonume : informateur étrange et un peu pervers ayant soumis une requête à Saya. Rin ne participe pas aux affrontements, restant plutôt confiné dans son bureau à lire des livres, au grand dam de tout le monde qui eux, doivent gérer des combats de plus en plus violents. Rin est évidemment bien plus qu’il n’y parait dans les routes des personnages et se révèle bien plus complexe, de par son passé et son histoire. Plutôt enjoué et pas spécialement concerné au premier abord, ce qui agacera surtout Gio, il assure également la résidence de tout ce petit monde dans sa maison.

Takatora Toshimitsu: lycéen d’un an plus jeune que Saya. Takatora est un jeune homme qui, derrière son attitude froide et pas très engageante cache un lourd secret : il court après l’assassin de son frère par un ayakashi. Il est découvert par Saya et les autres après avoir été blessé grièvement. Takatora hait les ayakashi et ne se montre pas sympathique vis-à-vis de Gio et Kokuu et devra pourtant compter sur leur aide pour affronter son ennemi. Bien que très froid, Takatora reste une personne fiable sur qui on peut compter.

Chihaya Yaegaki : jeune homme qui sauve Saya au début du jeu. On peut considérer sa route comme la Vraie Route étant donné qu’elle est fortement liée à la destinée de Saya. Chihaya participe aussi à l’enquête de Saya, étant lui aussi exorciste. D’un naturel plutôt calme, il est comme notre héroïne, persuadé de l’entente entre humains et ayakashi. Tout au long du jeu, il se révèle, après Gio et Shuu, le soutien le plus infaillible de Saya. Sa relation avec Takatora n’est pas au beau fixe et les deux passent leur temps à s’embrouiller.

 

— Guerre et paix chez les ayakashi —

Asaki, Yumemishi c’est avant tout l’itinéraire de Saya et de sa rencontre avec des ayakashi particulièrement hostiles et ne désirant pas vivre en paix avec les humains. Pourtant, rien n’est tout blanc ou tout noir dans cet univers où on l’on trouve aussi des ayakashi du côté des humains et les défendant. On a aussi en Ichito, principal grand méchant, un personnage violent et sans concessions pour faire du mal à ses adversaires. Contre toute attente, il est même une des routes cachées du jeu…eh oui on peut finir du côté obscur de la force ! C’est aussi une des forces de Asaki, Yumemishi c’est l’univers ne se veut pas entièrement noir ou blanc, chaque personnage possède son passif qui le conduit à mener sa vie d’une certaine façon. On est autant attristé de voir Takatora s’enfoncer dans la vengeance au péril de sa vie que de voir le jeune Kagachi suivre le mauvais chemin en s’enfermant dans une spirale de violence.

L’univers est loin d’être mignon malgré un effet tranche de vie très prononcé où l’on voit les personnages rire et s’amuser entre deux combats féroces. Loin de créer un clivage dans la narration, Asaki, Yumemishi s’inscrit comme un otome game qui fait du bien, sans jamais s’enfoncer dans le travers d’un scénario trop pompeux qui serait un vrai pétard mouillé. Pas mal de créateurs d’otome games devraient s’en inspirer car c’est ce qui rend cet otome game agréable aussi bien dans la narration que l’écriture des personnages.

Evidemment, je suis obligée de faire un aparté sur Giou, mon personnage préféré du jeu. Au-delà d’être un love interest potentiel, il a aussi cristallisé ce qui a fait de Asaki, Yumemeshi un de mes otome games préférés, à savoir son développement et sa personnalité. Loin d’être un cliché sur pattes ambulant, Giou est un personnage complexe qui m’a fasciné par son caractère, oscillant entre l’enfant et l’adulte confirmé. Etant donné que c’est un ayakashi, il est forcément plus vieux que son apparence laisse supposer et a un passé très noir qui m’a énormément ému. Giou est alors devenu bien plus qu’un personnage d’otome game mais un personnage de fiction qui a trouvé son existence au-delà de son support d’origine. Et croyez-moi, y’en a pas beaucoup des personnages comme ça.

— Système —

Asaki, Yumemishi fonctionne comme un visual novel classique avec des choix de réponse à différents dialogues. Rien de bien difficile à part qu’il est conseillé de régulièrement sauvegarder vu que les mauvais choix ne sont pas si évident à voir…En revanche, à la différence des straight visual novel, Asaki, Yumemishi propose également une carte sur laquelle on peut se déplacer. Au début du jeu, il est uniquement possible de s’y déplacer la journée mais en avançant dans le scénario, on accède à la carte de nuit, plus dangereuse. C’est là que de nombreuses bads ends peuvent survenir, notamment si on a, en plus, fait les mauvais choix de dialogue. Fourbe hein ?

Le jeu propose aussi un système de collection d’objets à débloquer dans les différentes zones, sortes de trophées alternatifs. Pour le reste c’est du grand classique : le menu propose la galerie de CG et la possibilité d’écouter les pistes musicales du jeu. Quand à choisir entre la version PC ou PSP, le portage sur la console de Sony par QuinRose apporte une route supplémentaire et de nouvelles CG. Le minimum syndical donc. Ayant fait le jeu sur PC à la base, je peux dire que cette version est largement suffisante.

— Les graphismes —

Asaki, Yumemishi est un jeu de 2008, il ne faut donc pas attendre de la même qualité graphique qu’un titre récent. Les sprites n’ont pas d’animation mais les expressions des personnages sont suffisamment nombreuses et les combats offrent quelques effets animés du plus bel effet. Côté chara-design, on a des personnages plutôt soignés et les illustrations sont toutes jolies même si elles commencent à accuser un peu de l’âge…Cependant le tout garde un charme certain.

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— Avis final —

Asaki, Yumemishi fait partie de mes premiers otome games donc forcément il m’est difficile de lui trouver beaucoup de défauts. Déjà, ce que je continue d’apprécier toujours autant c’est le soin apporté aux personnages, d’autant plus qu’ils sortent tous un peu des sentiers battus. On évite bon nombre de clichés, ce qui les rend plus attachants et sympathiques. L’histoire quand à elle, n’est pas exceptionnelle mais s’attache à rendre intéressants ses personnages secondaires, notamment les antagonistes. Souvent considérés comme de la seconde main dont on ne prend pas la peine de développer, ils sont ici à l’honneur.

Ce n’est pas tant la romance qui importe dans Asaki, Yumemishi, ce qui peut déconcerter si on attend quelque chose de mielleux. Le scénario est plus une tranche de vie où se mêle folklore japonais et créatures surnaturelles. C’est l’un des rares otome games où je n’ai aucun problème à compléter toutes les routes, qui n’ont pas seulement un but romantique. Le jeu possède quelques routes cachées qui permettent, soit de ramener quelques brebis égarées dans la violence vers une existence plus heureuse et paisible soit de changer de camp. Il faut également savoir que le jeu comporte un certain nombre de mauvaises fins assez atroces où l’on peut mourir de la main des méchants…ou même de l’être aimé !

Asaki, Yumemishi est un otome game que je vous recommande chaudement. Vous pouvez vous le procurer sur PC mais également sur PSP où une nouvelle route est disponible. Je ne vous ai pas parlé de l’OST qui est une pure merveille ainsi que des inserts-songs. Bref, un must du genre !

Note :  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ 

Les + 

Une OST magistrale.

Des personnages qui sortent des sentiers battus.

Beaucoup de possibilités de scénario

Les – 

Une romance qui peut sembler un peu survolée par moments.

Devient difficile à se procurer.

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Acheter des otome games : bons plans et conseils

Avec l’essor des localisations anglaises, il est désormais devenu simple de se procurer des otome games…du moins aux Etats-Unis parce que évidemment, nous, européens, on peut se la mettre bien profond pour espérer voir une sortie des jeux en format physique sur notre territoire. Pour autant, internet est formidable et il est désormais très simple d’acheter des otome games dans le monde entier pour une poignées d’euros. Même topo pour les otome games en langue japonaise. Nous sommes de plus en plus nombreuses à importer des otome games du Japon, il est donc essentiel de vous donner les bonnes astuces pour acheter en toute sérénité.

Il y a bien longtemps…à une autre époque

Il est important de savoir que l’import n’a pas toujours relevé d’une facilité. J’ai commencé en 2009/2010 à acheter à l’étranger et à l’époque il était difficile d’obtenir des jeux à un prix compétitif. Mon premier achat d’otome game en langue japonaise est Heart no kuni no alice et le jeu m’a couté plus d’une centaine d’euros sans les frais d’envois. Sachez que certains vendeurs continuent de pratiquer des prix abusifs sous l’effet de la rareté de certains titres. Cependant, il faut faire preuve de jugeote et on a la chance désormais de connaître les prix réels des jeux et des tendances du marché. Dans mon cas, je me suis rapidement tournée vers le marché de l’occasion pour acheter des otome games, faisant attention aux prix pratiqués (même si je ne le cache pas, je me suis aussi fait souvent pigeonnée.)

S’il y a une fierté d’acheter un exemplaire neuf, il n’y a pourtant pas de mal à acheter d’occasion, d’autant plus que le marché de l’import reste encore aujourd’hui sujet à l’inflation des prix. D’autant plus si vous appréciez avoir des versions LE (Limited Edition), il faudra vous faire une raison. Comme je vous l’indiquerai plus bas, les japonais sont devenus de plus en plus frileux en la matière avec des éditions collectors de moins en moins fournies…pour un prix toujours aussi élevé. Il n’est pas donc pas toujours essentiel de se ruiner pour ce genre de choses et c’est pour ça qu’il est important de bien réfléchir avant d’acheter un jeu en import et d’analyser toutes les possibilités d’achat : le prix réel, les prix pratiqués sur le marché, les frais annexes possibles ainsi que la rareté d’acquisition de certains titres.

Il faut également garder en tête que le marché des otome games est un marché de niche. Les jeux sont très rarement sujet à la réimpression et il n’est donc pas rares que lorsque vous cherchez certains titres, vous tombez sur des produits sold out absolument partout. C’est la dure réalité et lorsqu’on se met tardivement à ce loisir, il faut accepter l’idée de devoir débourser parfois cher, même en occasion. On y reviendra plus bas.

La douane et autres joyeusetés de l’import

Ce qui fâche avec l’import c’est évidemment les frais de douanes et de dossiers qui alourdissent considérablement la facture. Les sites d’import signalent toujours à l’attention de leurs acheteurs la possibilité de se faire épingler par les services douaniers. Sachez que toute marchandise importée en dehors de l’Union Européenne est soumise à la taxation douanière. Ne croyez pas les gens qui vous disent que la douane on peut l’éviter. Les envois longs sont effectivement moins sujet à la taxation douanière mais ce n’est pas systématique. J’ai eu des colis envoyés en SAL (l’envoi le moins cher et le plus long donc) qui ont été taxés. Ça fait tout drôle au début surtout quand des tas de forums vous racontent que vous ne risquez rien. Donc non : on ne peut PAS éviter la douane. Si vous ne payez rien à la réception, estimez-vous heureux. Point barre.

Sachez que la sous-déclaration de valeur du colis est apparentée à une fausse déclaration et vous risquez l’amende. Certains sites proposent cette solution pour éviter à ses acheteurs d’être « pincés » par la douane française mais ce n’est pas légal, surtout si on se réfère aux lois sur la consommation. Certains vendeurs le font automatiquement, sans vous le demander, ce qui n’est pas mieux.Heureusement le facteur est myope. On a de la chance : les services douaniers sont débordés et doivent gérer les imports de contrefaçon et de produits illégaux donc il est très rare qu’ils ouvrent les colis (même si un colis de 10kg avec une facture de 10€ ça marche pas). En revanche, et ça on le verra juste après, certaines boutiques d’import de produits japonais sont connues par les douanes et leurs colis sont presque systématiquement taxés –  coucou AmiAmi.  Il ne reste qu’à espérer que votre facteur n’est pas regardant sur les modalités douanières.

Pour finir, la taxation douanière est basée sur la TVA française qui est de 20%. Si encore il n’y avait que ça à payer, je pense pas que nous en ferions tout un foin. Je trouve même normal que l’import soit soumis à la taxation, après tout, si ce n’était pas le cas, les gens importeraient absolument tout et le marché local s’écroulerait en un rien de temps. Ben oui, l’Euro est plus fort que le Yen ou l’US Dollar… Dans notre cas, on ne peut pas dire que l’import d’otome games soit problématique puisque l’Europe est très mal desservie. Là où la taxation devient un peu plus difficile à avaler, c’est lorsque les transporteurs vous font payer des frais de dossiers aka frais de la honte. Ces frais sont facturés sur la base du travail de régulation douanière que réalise le transporteur à la place des officiers des douanes (trop occupés, comme dit plus haut, avec des colis problématiques). Si encore, ce ne serait de l’ordre de quelques euros, on en dirait rien mais c’est jusqu’à 21€ chez Chronopost. Ça fait mal aux fesses hein ? Et bien dites-vous que c’est complètement légal et évidemment complètement aberrant. Enfin, si vous achetez pour une somme supérieure à 150€, des frais de douanes vous sont facturés, d’un pourcentage différent selon l’objet.

Le prix moyen d’un otome game

L’avantage avec Amazon JP, c’est qu’il est désormais assez simple de connaître le prix éditeur d’un certain nombre d’otome games. Si vous avez peur de vous faire pigeonner, je vous encourage de toujours faire un tour sur ce site, histoire de connaître la valeur réelle d’un jeu. Vous pouvez aussi consulter les sites officiels des éditeurs d’otome games qui indiquent généralement les prix de vente, aussi bien de la version simple que l’édition limitée. Ensuite, il vous sera plus facile de déterminer chez qui vous prendrez l’article et à quel prix. En occasion, cette démarche est même essentielle pour vous assurer d’acheter au meilleur prix. Evidemment, c’est à vous de vous fixer un « prix psychologique » à ne pas dépasser. De mon côté, je ne mettrais jamais plus de 70€ dans une Limited Edition même en occasion (parce que faut pas déconner pour des cartes postales et un drama CD ça fait cher le carton).

Bon déjà je vais écarter les box Animate/Otomate qui sont relativement chères et qui ne valent le coup que si vous êtes un énorme fan pigeon. D’autant plus qu’elles sont revendues très chères en occasion. Il est bon de savoir que Animate a ouvert un site à l’international mais ils ne livrent…que en EMS. Donc Douanes. Commençons déjà par parler de l’occasion de jeux PSP. Non arrêtez de me regarder bizarrement. La première console portable de Sony a accueillie énormément d’otome games et par conséquent, maintenant qu’elle est passée de mode, beaucoup de ses titres ne coutent plus rien sur Internet. Pire encore, avec les portages PSVita de certains otome games, les versions PSP voient leur prix décroitre à vitesse grand V. Une bonne occasion d’acheter sans se ruiner et parfois même donner sa chance à certains jeux qui, pourquoi pas, seraient des perles méconnues. Pour les jeux PSP, ne mettez pas plus de 15€ par jeu. Eventuellement si un collector exclusif et rare pointe le bout de son nez, vous pouvez faire un effort mais ne soyez pas trop du genre pigeon à vous faire arnaquer vu qu’avec les rééditions PSV ou PS4, il est devenu de plus en plus simple de se procurer certains titres.

Pour les jeux PSV c’est déjà plus compliqué mais sachez qu’un otome coute environ 40 € en édition Regular. Pour les Limited Edition, mettez-vous d’accord sur un prix moyen compris entre 50 et 70€. Selon le succès ou non de certains jeux, les prix peuvent être élevés coucou les Limited Edition à 150€. Les vendeurs l’ont bien compris en montant de manière excessive le prix de certains titres. Comparez toujours les prix des différents vendeurs et boutiques en ligne et comptez tous les frais possibles à l’importation. Même si vous ne payez pas de taxe à l’importation ni de frais de dossiers à l’arrivée de votre colis, ce petit calcul vous permettra de mieux vous guider dans le choix de la bonne affaire et d’être moins surpris à la livraison (parce que se faire perforer le porte-monnaie c’est aussi douloureux que les fesses).

Le panier percé de toute bonne joueuse d’otome game

Les boutiques spécialisées…attention aux frais !

On va commencer par parler des sites spécialisés dans l’import japonais. De nombreux sites comme Play Asia, Amiami et CD Japan (parmi tant d’autres) vendent des otome games à l’international. Pour autant, comme mon expérience en témoigne (et parce que j’ai jamais de chance), il se révèle qu’ils ne sont pas toujours de bonnes affaires. La faute évidemment à la TVA à l’importation et aux honteux de frais de dossiers qui s’accolent un peu trop souvent en plus du prix du produit.

Commençons avec Play Asia. Basés à Hong-Kong, ils font du pré-import de jeux et vendent bien sûr des otome games. Niveau prix, ils s’alignent sur le marché même si les Limited Edition reviennent à un prix élevé, d’autant plus qu’il faut rajouter les frais d’envois…et éventuellement la TVA et les frais de dossiers. En revanche, ils ont mis en place un système similaire à Amazon Global où l’on peut payer les formalités douanières à la commande et ainsi échapper aux honteux frais de dossiers. Cette alternative est vraiment intéressante puisque elle permet au consommateur de payer l’intégralité des frais relatifs à sa commande sans devoir débourser une seconde fois.

AmiAmi a des prix qui s’alignent sur Amazon JP avec des promotions intéressantes. En revanche, difficile d’éviter les frais de douane et de dossiers chez eux. C’est un site suffisamment connu et réputé pour qu’ils n’échappe pas à l’oeil des formalités douanières. Dans mon cas, la grosse majorité de mes commandes chez AmiAmi ont été taxées. Depuis j’évite de commander chez eux, malgré leurs tarifs intéressants. Pour vous dire, j’étais intéressée par la figurine de 9S de NieR Automata pour compléter le socle avec 2B que j’avais eu avec la Black Box Edition du jeu. La figurine était aux mêmes prix sur AmiAmi et Amazon JP. J’ai choisi ce dernier et au final sans les frais de dossiers et avec le remboursement de la TVA j’ai gagné presque 40 euros sur la commande. En effet, mis bout à bout tous les frais possibles, on se retrouve souvent à payer le double du prix original pour un objet ou un jeu.

Solaris Japan propose la possibilité de choisir entre du neuf ou de l’occasion, ce qui permet de faire de bonnes affaires. Ils ont également mis en place un système de sous-déclaration « à la charge » de l’acheteur qui décide de la valeur déclarée sur le colis. C’est à mon sens assez moyen et pas tellement légal. Niveau tarifs leurs prix sont attractifs et leur catalogue plutôt conséquent.

Enfin CDJapan reste un des plus gros sites d’import et met à disposition de ses clients des modes d’envois très variés. Niveau prix, ils s’alignent sur les tendances du marché et ne font pas de promotions En revanche, ils ont des stocks assez limités et certains jeux sont rapidement sold out. Ils ont cependant mis en place un système de proxy pour se procurer des produits qu’ils n’ont pas directement en stock.

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Les lettres écrites par les personnages de MoshiKami. Probablement une des meilleures idées de Goodies que j’ai pu voir.

Amazon est votre ami (et l’ennemi de votre compte en banque)

Non je vous assure je n’ai pas d’actions chez eux (même si on pourrait le croire) mais à l’heure actuelle c’est pratiquement le seul site que j’utilise pour l’achat d’otome games. Sur la version japonaise, la TVA est comprise à l’achat et on ne paie pas de frais supplémentaires à la réception, qui est assurée par DHL à l’international pour une livraison en 3 jours. C’est rapide, fiable, doté d’un service de qualité, avec un gain compris entre 20 et 30 euros à chaque fois, le calcul est vite fait (ben oui on échappe aux honteux frais de dossiers). D’autant plus que si la TVA n’a pas été collectée, Amazon JP vous la rembourse dans les mois qui suivent. Autant dire qu’on ne regrette plus, au bout d’un moment, de devoir la payer lors de la commande si on sait qu’on peut être remboursée. Les colis sont d’ailleurs expédier en moins de 24h et entre la vitesse de livraison et le tarif préférentiel, Amazon JP appose une qualité de service particulièrement puissante. En revanche, le seul point noir du site est que les vendeurs du marketplace n’expédient pas leurs produits à l’étranger. Vraiment dommage quand on sait que sur Amazon US certains vendeurs le font. Pour le coup, soit vous passez par un site qui fait de la réexpédition de colis soit vous vous arrangez avec un vendeur japonais sur Amazon FR. En général, ils sont prêts à vous procurer des jeux. Sachez cependant que les vendeurs japonais sont réticents à vendre des jeux érotiques à l’étranger parce que les polémiques à la Rapelay ça va deux minutes.

Sur les versions françaises et américaines de Amazon, les vendeurs japonais truandent bien comme il faut les douaniers en apposant la mention « personal use » sur chaque colis ou simplement en sous-déclarants, ce qui est complètement illégal : j’e n’ai eu aucun frais supplémentaires à payer depuis dix ans oups. Et lorsqu’on est de bons clients, ils n’hésitent pas à mettre des cadeaux dans les colis ou vous aidez à obtenir des objets qu’ils n’ont pas forcément. L’avantage des vendeurs tiers c’est qu’ils proposent des jeux en occasion à des prix attractifs, là où les boutiques en ligne favorise le neuf. Bon évidemment, il y aura toujours des mongoles pour proposer des jeux en occasion à des prix complètement pétés mais il vous suffit simplement de rechercher l’offre la plus intéressante. L’avantage avec les otome games, c’est qu’on est pas concerné par le marché de la contrefaçon.

L’autre raison pour laquelle j’aime Amazon c’est qu’il est possible de se procurer des collectors à prix cassés, sachant que les japonais sont ultra soigneux et que un état jugé bon équivaut à un quasi neuf. Par exemple, mon collector de Fate/hollow ataraxia (pas un otome game) était juste UN PEU corné sur un côté. UN PEU HEIN. Le reste de la box n’avait jamais été ouverte ! Et pourtant il était juste vendu « en très bon état » et pas en quasi neuf…Même histoire pour les collectors de Ken ga kimi vendus en état « bon » mais quasi neufs à l’arriver. Donc autant vous dire que vous n’avez aucun soucis à avoir avec l’achat d’occasion au Japon. En revanche, si vous vous décidez à acheter en état d’occasion « acceptable » il faudra s’y faire d’avoir une boîte défoncée…pour un contenu parfois intact à l’intérieur !

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Une boite défoncée et hop, une Limited Edition à 15€ ! Le contenu à l’intérieur est nickel.

Acheter d’occasion…c’est normal

Acheter neuf c’est classe mais parfois certains jeux sont introuvables, pour des raisons x ou y. Généralement c’est une question de stock et les otome games sont rarement en restock, sauf très grosses licences (et je parle même pas des Limited Edition). Sans compter que avec la PSVita, beaucoup d’éditeurs ont préféré carrément ressortir une nouvelle version sur cette console. Il est donc logique de se retrouver face à des produits non disponibles à la vente…il vous reste donc le marché de l’occasion. Personnellement je le fais pour les collectors parce que depuis plusieurs années c’est devenu la radinerie complète sur leurs contenus. Je veux dire, avant on avait droit à l’OST complète, un artbook voire même des posters et cartes postales. Maintenant c’est tout juste si on a droit à un drama-CD qui est juste rigolo. Autant vous dire que j’ai un peu la flemme d’investir 8,000 yens dans des éditions aussi pauvres sans oublier les fucking frais d’envoi et la douane.

Non parce que pour vous donner une idée, le collector de Asaki, Yumemishi c’était le jeu + son sequel, double OST complète avec les drama CD inclus et un artbook, tout ça pour moins de 10,000 yens ! C’est beau hein ? Ben regardez-le bien car j’ai pas retrouvé aussi énorme depuis. Pour le reste, je passe aussi sur le marché de l’occasion pour acheter des « vieux jeux » sortis depuis un petit moment. Cela me permet de me procurer des titres que je n’aurai jamais acheté autrement, notamment car ils n’étaient pas sur ma liste des priorités. Parce que mettre 6,000 yens dans un navet, ça fait mal au cul. Cela permet également d’optimiser votre liste d’achats en contrebalançant nouveautés et jeux plus anciens. Même si avec la PSVita, certains éditeurs ont ressortis certains titres, il reste un bon paquets d’exclusivités PSP et PC à prix bas (attention aux problèmes de compatibilités pour les jeux PC).

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Le collector de Clover Toshokan no Juunin-tachi : un fait rare aujourd’hui

Les précommandes ? Bonne affaire ou perte d’argent ?

Alors là ça va être du faites ce que je dis mais pas ce que je fais car j’ai bien précommandé Fortissimo en Limited Edition cette année. Bon faut dire le titre me faisait de l’oeil avec la présence de 4 de mes seiyuus préférés et puis surtout Amazon JP qui fait des promotions…sur les précommandes ! Avec une réduction de 15€, c’est comme si mes frais d’expédition étaient « remboursés ». En dehors de cet écart de conduite, je ne fais pratiquement jamais de précommandes. Déjà parce que les otome games, ça coute quand même un peu cher mais surtout que le risque d’être déçu est très important. Vous me dites « mais c’est pareil pour les autres jeux vidéo non ? ». Pas vraiment. Les otome games sont majoritairement des visual novels et assez peu de choses sont dévoilées avant la sortie. On connait le synopsis, les personnages et les style d’illustration mais en dehors de ça c’est le néant. Il faut donc se lancer et faire face à des mauvaises surprises. Autant vous dire qu’à force d’en faire, on est beaucoup plus méfiant.

Du coup mon conseil sur les précommandes est de les faire avec parcimonie. Si vous hésitez pour un jeu, alors ne le précommandez pas ! Attendez plutôt les premières critiques pour acheter. Il vaut mieux douter et ne pas perdre trop d’argent, quitte à se procurer le jeu en occasion plus tard. Quand à choisir la version Regular ou Limited, je fais partie de celles qui aiment bien en avoir, rien que pour le rangement sur une étagère…Pour revenir aux précommandes, pas mal de sites en proposent, c’est donc à vous de voir quelle est l’offre la plus alléchante. Comme dit plus haut, Amazon fait régulièrement des promos même sur des produits récents et les…précommandes. Sachez aussi que selon les boutiques, vous pouvez obtenir des bonus de précommandes qui ne sont pas les mêmes. Renseignez-vous aussi si vous serez débité à la commande ou à la livraison, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise en voyant un trou dans le compte en banque avec l’appel du banquier en prime. On a en effet tendance à oublier, quand les paiements sont différés, qu’on a commandé telle ou telle chose.

Au final, les précommandes restent un truc de maniaque. Pas vraiment essentielles, se valant essentiellement sur les bonus qu’elles procurent mais parfois d’un intérêt moindre pour les Limited Edition où on se dit que ça reste cher pour juste avoir une jolie boîte en carton…Personnellement je reste sur mon conseil initial : réservez vos précommandes sur des titres qui vous intéressent réellement et sur lesquels vous êtes certains de ne pas avoir de mauvaises surprises. Le reste, privilégiez les éditions simples et le marché de l’occasion.

Asaki, Yumemishi, collector + version PSP.

Comment bien optimiser ses achats

Comme tout le monde, on fait parfois des bêtises en achetant précipitamment un jeu qui avait l’air vraiment cool d’après son trailer et les illustrations. Et puis vient la déception. Donc, premier conseil : N’achetez JAMAIS les yeux fermés un titre dit la pigeonne qui écrit cet article. Renseignez-vous dessus, limite attendez quelques mois pour lire les premières reviews. Cela vous éclaira et vous donnera une idée si ça peut vraiment vous plaire ou pas. C’est vraiment important. Checkez aussi la moyenne générale du jeu sur VNDB même si c’est à prendre avec des pincettes. Il y aura toujours un gogole qui va troller la moyenne (Qui a mis un 3/10 à Ken ga kimi, sérieusement ?). Si vous voyez qu’un otome game a une moyenne basse, renseignez-vous d’avantage avec des reviews. Gardez quand même à l’esprit que les avis sont basés sur des ressentis et que vous pouvez tomber sur des reviews aux conclusions diamétralement opposées. D’où l’intérêt parfois d’attendre qu’un jeu baisse en prix pour l’acheter. Ce que j’ai fais pour Moshikami et j’en ai pour 30 euros le collector, pour vous dire à quel point le jeu valait plus rien auprès des revendeurs (mais lui c’est un otome game largement et injustement boudé).

De la même manière, si vous avez la PSP et la PSVita, soyez vigilant en choisissant la version la plus correcte en prix. Si je vous dis ça c’est que la vague de rééditions de « vieux » otome games » a fait que certains éditeurs n’ont pas trop scrupules pour vous vendre neuf un jeu qui date de 5 ans sans forcément améliorer la qualité graphique. Comparez pour connaître les différences entre les versions et voir laquelle est la plus intéressante en termes de contenus. Si à l’époque de la PSP il y avait un vrai intérêt à acquérir les nouvelles versions, dotées de nouvelles routes, de CG et d’une édition collector en prime, c’est un peu moins le cas sur PSVita où l’on a droit à de bêtes portages avec de maigres nouveautés (parfois même on a rien du tout). Soyez donc vigilants et ne cédez pas aux coups de communication de Otomate (oui surtout eux) qui n’hésite pas depuis plusieurs années à refourguer leurs vieilles licences en s’imaginant que tout le monde va tomber dans le piège.

J’ai évidemment oublié de le signaler mais la PSP et la PSV sont region-free et vous pouvez donc jouer aux jeux japonais sans problèmes dessus. Pour la PSP, il existe des émulateurs stables sur internet woo pas bien! Si vous avez peur avant d’acheter un jeu, cela peut vous permettre de tester le produit avant d’acheter. Je le fais de plus en plus souvent pour pas mal de titres et ça évite pas mal de désillusions (et d’argent perdu). Enfin pour les jeux sur PC, soyez vigilant car vous avez le risque qu’ils ne tournent pas correctement sur votre ordinateur. Il existe des tutos un peu partout sur internet pour faire tourner un jeu japonais sur un PC occidental. Sachez cependant que les problèmes de compatibilités sont divers et variés et que beaucoup de jeux tournent difficilement sur Windows 8 et 10. Privilégiez les versions consoles car vous avez beaucoup moins ce risque de problème de compatibilité. Sachez cependant que la PS2 est zoonée ainsi que la Nintendo DS (visiblement non, juste ma console qui refusait de jouer à des otome games) une console qui a avoir accueilli un certain nombre d’otome games.

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L’édition physique de OZMAFIA disponible chez MangaGamer.

Les sorties occidentales

On a la malchance en Europe d’être très mal desservis niveau éditions physiques d’otome games. Reste le PS Store et Steam qui proposent de nombreux titres en dématérialisé. La plateforme de Valve fait régulièrement des promotions, ce qui permet d’acheter pour un moindre mal pas mal de titres (même si D3 Publisher casse les ovaires avec leurs portages PC de jeux smartphones pourris). Pour les éditions physiques je passe par Amazon US. Niveau prix ce n’est pas forcément plus cher que les éditions numériques (Collar x Malice à 44,99€ sur le PS Store m’a couté 50€ au total en version physique sur Amazon US) et cela permet de montrer à Aksys que l’Europe est intéressée pour les avoir (ça éviterait d’attendre 3 semaines pour avoir un otome). Surtout que les prix sont largement abordables, surtout si on compare aux prix japonais pour ce type de jeu. Attention quand même aux frais de ports qui peuvent être élevés.

On commence aussi à voir arriver des collectors pour des prix relativement raisonnables (sauf pour celui de Bad Apple Wars avec une simple boite deluxe et un artbook pour 80 euros. C’est cher…sans compter les frais d’envois pour nous européens). Après cela va de paire avec l’appauvrissement des collectors ces derniers années au Japon. Cependant, des efforts sont attendus si ils veulent fidéliser la clientèle. Il faut espérer que Aksys continue dans cette voie. Il est important de soutenir le marché – sans forcément acheter n’importe quoi – puisque l’achat de jeux japonais ne changent rien pour les ventes générales. C’est pour cela que acheter du neuf en import japonais me parait un peu ridicule tant les ventes étrangères ne représentent qu’un faible pourcentage…

De mon côté, avec l’essor en occident des otome games, je me retrouve à devoir gérer deux marchés, japonais et américain bonjour l’enfer et j’essaie d’anticiper les futurs sorties pour ne pas avoir à acheter deux fois un jeu. Sachez que le marché des otome games en occident reste encore fragile, bousculé par des problèmes de traduction assez scandaleux et un public pas encore prêt à mettre 30/40 euros dans un jeu où l’on passe l’essentiel de son temps à lire… mais ça sera le sujet d’un autre article


Voilà ! Evidemment il y a encore beaucoup à dire alors n’hésitez pas en commentaires à partager vos expériences d’achat et éventuellement les sites qui seraient intéressant pour l’achat d’otome games.

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10 choses qu’on ne veut plus voir dans les otome games

Vous aimez la romance, n’est-ce pas ? Mais est-ce que vous aimez être brutalisée ? Etre entourée de sadiques ? Ou alors simplement être en situation désespérée ? Eh bien non. Je vous parle ici des dix choses que l’on ne veut plus voir dans les otome games. Vous êtes prêts ? C’est parti !

Black Wolves Saga – Bloody Nightmare -, PC, 2012

Non, taper son love-interest, ce n’est pas de l’amour

Vous pensiez que ce garçon au comportement brutal vous aime ? FOURBERIE. Autant la violence envers autrui ne m’inquiète pas outre mesure dans un otome game – quand c’est justifié hein car le psychopathe en carton on en a déjà  vu – autant quand c’est l’héroïne qui prend les coups j’ai un peu plus de mal. Alors oui, elles sont cruches les héroïnes et elles nous énervent mais ne croyez-vous pas que les gars abusent aussi à côté ? A ce jeu-là Black Wolves Saga est un des champions de cette catégorie.

Dance with devils, PSV, 2016

Les yandere, non merci !

Il avait l’air gentil avec son regard de veau…mais c’est en réalité un psychopathe fou qui par amour mais surtout à cause de beaucoup de jalousie va se transformer en être horrible et méchant. Le Yandere c’est cet archétype à la mode dans les otome games qui transforme vos romances en cauchemars. Si certains ont la chance d’avoir quelques passifs qui expliquent leur comportement de psychopathes, on est moins convaincu quand ça devient tendance d’en foutre plusieurs dans le harem. Pour le lulz. Sans parler des Drama CD spécialement consacrés aux yandere…bonjour le traumatisme.

Norn9 – War Commons, PSV, 2014

La séquestration, c’est pas de l’amour non plus. Ni l’amnésie.

Dingue ces otome games où la forme ultime d’amour c’est d’effacer la mémoire de l’être cher pour qu’elle vive…modelée à vos souhaits. Et l’enfermer pour qu’elle ne soit pas au contact d’un humain susceptible de la séduire aussi (ça serait trop bête). Après on s’étonne que La Belle et la Bête soit considérée comme un classique du romantisme…Certains otomes ont une vision d’une fin heureuse assez atypique où le consentement est une notion inconnue. Et non c’est pas de l’amour de penser que l’amnésie règle tous les soucis. Encore moins la séquestration.

Diabolik Lovers, PSP, 2012

Le harcèlement c’est puni par la loi

Parce que on a pas beaucoup de temps pour poser la romance, autant forcer la relation. Et donc harceler l’être qu’on aime pour que cette dernière tombe dans vos bras. Y’en a certains qui vont en taule pour moins que ça. Comme l’héroïne ne dit rien, terrifiée, le jeu te fait passer ces actes comme de la normalité. Non, c’est non ! Y’a d’autres façons bien plus romantiques pour prouver à la jeune femme qu’on veut séduire qu’on l’aime. Et c’est certainement pas en la pelotant ou et en l’embrasant de force. Achetez-vous une poupée gonflable les gars.

Amnesia:memories, PC, 2011

Arrête de pleurnicher, ce sont juste des méchants

C’est vrai t’es cruche, pas vraiment maligne à croire le premier abruti rencontré mais ça ne sert à rien de te lamenter, ce sont juste des connards. Certes, tu fais parfois tout pour les énerver mais crois-moi ils ne te méritent pas. Vraiment pas. Défends-toi plutôt en montrant que tu as du caractère et que tu ne te laisses pas marcher sur les pieds. Oh oui ils ne vont certainement pas aimer mais quand même, à force de te faire écraser, plus personne ne veut te ressembler. Mais vraiment plus personne.

Vous pensiez pas que j'aurai mis une image quand même si ?

Non le viol, ça ne marche pas comme preuve d’amour

Oui je vous regarde les otome R-18. Vous voulez la jouer trash avec des scènes de viols, même de personnages qui ont aucune raison de le faire. Ben oui tant qu’à faire, transformons le gars gentil en serial violeur. C’est juste le meilleur moyen de ruiner un personnage en lui faisant faire tout le contraire de sa personnalité. Des claques qui se perdent, vraiment. Surtout que comme pour la séquestration ça finit forcément en « mais non je t’aime vraiment en fait ! J’avais juste peur que tu ailles voir ailleurs ». Comment voulez-vous que la relation soit saine…(et comment voir du romantisme après ça ?)

Snow bound land, PSP, 2013

La personnalité c’est pas juste en bonus

T’es beau mais t’es con. Voilà. Avec la masse d’otome games qui sortent, les développeurs ne savent plus quoi raconter. Alors on met des bishos. On copie/colle une histoire tragique reprise 100 fois. Sauf que la sympathie c’est aussi ce qui fait le succès d’un jeu et pour la joueuse, l’heureuse histoire à vivre. Comment voulez-vous qu’on est envie de suivre une histoire si les personnages ne sont pas intéressants ? Sans forcément chercher l’originalité, la qualité d’écriture des personnages est importante pour se sentir concerner par leurs problématiques. Malheureusement, des développeurs comme Otomate qui produit une dizaine de nouveaux titres chaque année sort des titres de seconde zone où les histoires sont du déjà-vu et les personnages creux.

Enfin, les mauvais travers des développeurs d’otome game…

Le copier/coller de route, ça se voit. Et c’est nul.

Ecrire un scénario d’otome game c’est dur. Alors parfois certains scénaristes ne s’embarrassent pas à te refourguer une scène un paquet de fois. Si on admet que la route commune soit similaire à chaque personnage avec les variations de choix, on est moins convaincu quand on se tape 5 fois la scène de bal avec les 5 neuneus à draguer. A 6000yens le jeu, croyez-moi, vous commencez à le regretter. Amèrement. Alors il y aura toujours des redites dans ce type de scénario mais il m’est arrivé plusieurs fois de tomber sur des atrocités où l’histoire était exactement la même à chaque route (coucou Snow bound land). Donc chers scénaristes, retroussez vos manches et servez-nous des histoires qui valent le coup d’être racontées.

Taisho x Alice, PC, 2015

On arrête le pigeonnage avec les jeux en plusieurs parties

Une mode assez cruelle en plus d’être pas toujours justifiée. Le marché ultra concurrentiel a poussé certains développeurs à sortir leurs titres en plusieurs parties, comme pour Taisho x Alice de Primula. Cette pratique permet au développeur de mieux budgéter le développement du jeu sur le long terme. Heureusement le jeu est ressorti sur PSVita en version complète. On est en revanche moins convaincus pour ceux qui ont déboursés un peu plus de 3000 yens…4 fois. A ce prix, le jeu a intérêt d’être un chef d’oeuvre. Sans compter les fandiscs qui sont devenus aussi une vaste blague. Code:realize a même inventé le fandisc du fandisc. SERIEUSEMENT…Entre le marché des mobage et ça, on peut le dire: le marché des otome games abuse.

Otomate, STOP sortir 20 titres dans l’année

Parce que la moitié sont des bouses. Le marché des otome games est tellement concurrentiel que Otomate l’étouffe en sortant beaucoup mais vraiment BEAUCOUP de nouveaux titres chaque année, sans compter les fandiscs et sequels. De quoi devenir fous d’autant plus que si certains titres brillent par leurs qualités narratives ou graphiques, d’autres se révèlent de sombres étrons. Un autre jour j’écrirais sur le pourquoi d’une si grande différence de qualité mais sachez que beaucoup de jeux sont des commandes de Otomate avec un cahier des charges précis. Sauf que à force de sortir autant de titres aux succès parfois très discutables, le marché étouffe et les joueuses croulent sur la tonne de jeux à faire. Donc voilà, Otomate, on fait MOINS de jeux, on travaille MIEUX dessus et le public s’en portera pas plus mal.


Et voilà ! D’accord ? Pas d’accord ? Vous voyez autre chose qui devrait disparaître de ces jeux ?